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Les aventures de PYF et son VTT

Never forget to live your dreams
August 08

Championnat de France à Serre Chevalier, en petite forme mais l'essentiel est assuré

C'est avec bien du retard que je viens vous résumer tout ce qu'il s'est passé depuis le Tour de l'Ain fin juin.
 
Ca commence par une décision à prendre : faire ou ne pas faire le Championnat du Monde Marathon le week-end suivant. Mon coeur dit oui mais mon genou encore blessé et douloureux dit non. Cela serait prendre trop de risque que d'effectuer une course de six heures. Nous allons donc à la place à la Coupe de France des Orres.
Je n'ai malhereusement pas vraiment digéré les quatre étapes du week-end précédent et ce fut une course sans : moi qui supporte bien l'altitude habituellement suis cette fois très gêné, manque de motivation et manque de lucidité qui me conduira à la faute dans un dévers rendu humide par la pluie battante qui "anime" notre course.
A mi-course, alors que je navigue aux altentours de la trente cinquième place je décide d'en rester là pour aujourd'hui... cela ne me ressemble pas.
La fatigue est proche et elle me sautera littéralement au visage à notre retour à Nevers. Entre cette course et le Championnat de France qui aura lieu deux semaines plus tard je suis un "légume", incapable du moindre effort alors je me contente de l'entretien minimum en espérant retrouver un peu de fraicheur.
 
Finalement, je ne vais pas si mal m'en tirer puisque je vais effectivement retrouver la force et la motivation nécessaire pour faire une course et assurer l'essentiel : un Top 20 pour être en 1ère Catégorie (Elite) l'an prochain. Les sensations ne furent pas exceptionnelles mais la motivation aidant j'ai réussi à rester pami les quinze premier pendant cinq des six tours avant de perdre pied dans le dernier tour pour finir dix huitième. Mis à part une rencontre avec un filet de sécurité dans le premier tour qui m'aura bien esquinté le visage (mais qui m'aura aussi éviter une énorme chute !) je n'ai pas grand chose à me reprocher, j'ai fait au mieux avec mes petits moyens du moment. Très satisfait donc.
 
pyf_apres_rencontre_filet_securité 
 
Depuis cette course il y a trois semaines, je paye par contre mon début de saison et je suis dans un profond surentrainement dont il m'est bien difficile de sortir. Espérons que tout le repos pris va m'aider à reprendre progressivement pendant nos deux semaines de vacances à la montagne et qu'il me sera ainsi possible de préparer une belle fin de saison, essentiellement composée de marathons.
 
La réponse à notre retour fin août !
Bonnes vacances  tout le monde.
Pyf
July 28

Résultats 2008

3 février 2008 : Coupe du Loiret à Nibelle, Vainqueur au scratch.

23 février 2008 : Coupe d'Auvergne à Creuzier le Vieux, 2ème au scratch.

02 mars 2008 : Challenge Auvergne à Fourilles, Vainqueur au scratch.

16 mars 2008 : Le Morvandiau à Autun, 2ème au scratch.

30 mars 2008 : Raid Offroad VTT PACA à Cassis, 28ème au scratch.

6 avril 2008 : Coupe de France VTT XCO à Saint-Raphaël, 35ème au scratch.

20 avril 2008, Sea Otter Classic à Monterey (Californie), 8ème au scratch.

1er mai 2008 : Cyclosportive La Roger Walkowiak à Cusset, 23ème au scratch du grand parcourd de 158km.

4 mai 2008 : 1ère manche de la Coupe de Bourgogne à Givry, Vainqueur au scratch.

18 mai 2008 : Coupe de France VTT XCM à Wallers, abandon.

25 mai 2008 : Coupe d'Auvergne à Volvic, Vainqueur au scratch.

1er juin 2008 : Championnat de Bourgogne à Chitry, Vaiqueur au scratch --> Champion de Bourgogne scratch / senior VTT cross-country.

15 juin 2008 : Championnat d'Europe Marathon à Albstadt (Allemagne), 33ème au scratch, 28ème senior et 3ème français.

27, 28 et 29 juin 2008 : Tour de l'Ain VTT sur 4 étapes, 8ème du classement général final.

6 juillet 2008 : Coupe de France VTT XCO aux Orres, abandon.

19 juillet 2008 : Championnat de France XCO à Serre-Chevalier, 18ème.


July 08

Tour de l'Ain VTT : week-end "crevant"

Le dernier week-end de juin avait lieu le Tour de l'Ain VTT, course par étapes sur trois jours et quatre étapes (dont un contre la montre). Ce type d'épreuve représente habituellement un sacré défi pour moi qui ne dispose pas de capacités de récupération très grandes (c'est le moins que l'on puisse dire...) !

Il faut dire que je n'ai que très rarement couru par étapes, j'ai en tête la Vendée Verte il y a plusieurs années (des soucis mécanique et une grosse fringale) ou encore le Raid VTT des monts d'Ardèche en 2006 sur lequel la fatigue avait fini par m'envoyer au tas et m'avait renvoyé à la maison avec une sale blessure.

Je suis cependant content d'être de la partie d'autant que notre équipe est au complet. Le plateau est par ailleurs des plus relevés avec tous les meilleurs français exception faites des trois sélectionnés olympique.

Première étape (vendredi après-midi)

Après 25 kilomètres de "fictif"au départ de Bourg en Bresse, le départ est donné pour se rendre dans la cité Médiévale de Perouges. 35km effectué en moins d'une heure, on peut qualifier l'étape de roulante (rires...). Je perds le premier groupe pour un rien et finis dans le second à un peu plus d'une minute du vainqueur : Miguel Martinez. Je ne gagne pas mais l'équipe gagne, tout va bien.

Seconde étape (samedi matin)

La seconde étape n'est autre que le contre la montre : 6 kilomètres dans et autour de Perouges. Un peu de route, un peu de chemin et un peu de pavé dans la cité, le parcours est magnifique.
Je décide de rouler à bon rythme mais sans appuyer trop sur les relances pour ne pas compromettre mes chances dans l'étapes de l'après-midi. Tout se passe dans le moindre souci.
C'est encore Miguel qui s'impose en 10 minutes et 25 secondes, soit 50 secondes de moins que moi.

Troisième étape (samedi après-midi)

Au départ d'Amberieux, nous partons pour une dizaine de kilomètres de fictif en bosse suivi d'une étape de 39 kilomètres nous emmenant à Hauteville. Je crève sur la première partie d'étape alors que je suis en dixième position, mon pneu étant découpé les bombes anti-crevaison ne suffiront pas à réparer, je dois donc un grand Merci à Steven Garcin du team BH pour m'avoir dépanné d'une chambre à air.
Je repars quelques minutes plus tard pour une longue remontée jusqu'à l'arrivée que je passerai bien loin quand même de... devinez-qui... Miguel bien sur !
Me voilà un peu loin au classement général en quatorzième position mais jusqu'ici les sensations ne sont pas mauvaises du tout alors je me console avec ça.

Caro qui nous a rejoint hier soir (bloquée au travail le vendredi) réalise une belle étape ce même jour. Elle était en tête, puis a raté une bifurcation et est repartie deux minutes après le passage de sa poursuivante. Ne se décourageant pas, elle est allé la reprendre tout près de la ligne pour ne se faire battre qu'au sprint.

Quatrième étape (dimanche matin)

Au petit-dej, Ludo et Miguel me chambre un peu en me disant qu'avec les brochettes que j'ai mangé la veille je ne peux que être devant aujourd'hui...
Je les prends au mot dès le départ donné puisque je pars seul pour une petite échappée solitaire dans la première demi-heure avec une avance qui culminera à trente seconde mais qui s'estompera rapidement dans la longue bosse suivant le sprint comptant pour le classement du maillot vert. Une fois repris par le train des leaders, je m'accroche et nous nous retrouvons à dix devant, puis neuf lorsque Vivien Legastellois se fait décrocher. A quelques kilomètres de l'arrivée, Ludo me fait une petite farce et je me retrouve à attaquer de nouveau dans l'une des dernières longues montées, les coureurs du team Scott roulent fort pour ne pas me laisser partir, Miguel est bien accroché dans la roue et Ludo regrette un peu sa blague car c'est lui qui est limite de laché. Lorsque je me fais reprendre je perds aussitôt une bonne centaine de mètre mais j'arriverai à me replacer dans le groupe un peu plus loin. Alors que les sensations sont très bonnes et que je suis impatient de pouvoir pour une fois arriver au sprint avec les meilleurs je suis victime d'une nouvelle crevaison (d'où le week-end "CREVANT") dans la toute dernière descente avant l'arrivée. Je finis sur la jante, un peu désabusé mais heureux d'avoir roulé à ce niveau aujourd'hui.
Cette étapé m'a par ailleurs permis de bien remonter au classement général : 8ème.

Miguel s'impose encore une fois sur cette étape et bien entendu au général.

Un bon week-end pour l'équipe du point de vue des résultats et un excellent week-end passé tous ensemble !

Je n'ai malheureusement pas de photo de cette épreuve, alors si un photographe me lis et qu'il a des photos de nous je suis preneur !

A très bientôt pour la suite.
Pyf
June 23

Championnat d'Europe Marathon à Albstadt

Recette pour un week-end bien sympa : partez avec un collègue de boulot qui a la gentillesse de venir vous assister sur cette courte (Merci Fabien), arrêtez-vous chez des amis pour une soirée sympa en cours de route (Merci Coralie, Merci David), profitez de la journée du samedi pour une sympathique petite reco et réalisez votre course le dimanche bien plus vite que vous ne pensiez être capable de la réaliser ! Mélangez le tout et cela donne un week-end quasi parfait.

Voilà pour le tableau de ce week-end germanique, si je laisse de coté les doutes des jours qui ont précédé et ceux des jours qui ont suivi.

Les derniers jours avant cette course, ma tête me joue des tours, la fatigue est assez grande et je crois qu'elle est plus psychologique que physique... la motivation pour refaire un sac et de la voiture n'y est pas et j'en arrive à prendre une décision : pour combiner travail et vélo dans de bonnes conditions il va me falloir très rapidement réduire le nombre de courses loin de la maison. Une résolution de prise. En attendant de pouvoir mettre cela en application, mon programme est très chargé jusqu'au Championnats de France de XC Olympique le 19 juillet, encore un mois à tenir donc en dépit de la fatigue.

Une fois la voiture chargé et mon Fab récupéré chez Look, le moral revient, le plus dur était bien de partir et de laisser Caro derrière moi puisqu'elle n'est malheureusement pas du déplacement !
Un arrêt est prévu ce vendredi soir tout près de Belfort chez mes amis Coralie et David, nous arrivons vers 20h et nous lançons rapidement dans de grandes discussions qui nous emmènerons avec un délicieux dîner jusqu'au coucher vers minuit.

Samedi matin, après deux faux départs en raison d'un oubli de shampoing et de brosse à dent (ce qui prouve que nous sommes bien passés par la salle de bain... rires !), nous passons la frontière et écoutons studieusement le GPS qui nous emmène jusqu'à Albstadt. C'est là que ça se complique, Albstadt et en fait un groupement de villes et il doit y avoir en fait une bonne dizaine d'Albstadt. Bien évidemment je ne sais pas dans lequel est la course et nous les visitons donc tous les uns après les autres. Nous finissons par trouver des indications pour la course à Albstadt Tailfingen, il est environ 14h. Après avoir récupéré les dossards et s'être fait expliqué le circuit, nous partons faire une reconnaissance de la boucle la plus courte. La course sera en effet composé de deux boucles de 26 et 21 kilomètres à parcourir deux fois, du tout bon pour le public d'autant qu'il est possible au ravitaillement de voir les coureurs passés huit fois sur la totalité de la course. C'est important à signaler et il faut féliciter l'organisation car cela est quasi unique en marathon.
La reconnaissance de la boucle la plus facile donne une indication : il y a bien du dénivelé mais cela va rouler vite, très vite ! Nous prenons grand plaisir avec Fab à rouler ensemble et il me gratifie même d'un petit wheeling qui se termine sur les fesses : Merci pour le spectacle (rires...).
Avant d'aller se reposer nous faisons également les premiers kilomètres de l'autre boucle et qui correspondent aux premiers kilomètres de la course. La première bosse est très très raide, à la limite de ce qui peut être monté à vélo, ma remarque à Fab : "si tu n'es pas dans les premiers là, c'est à pieds"... il faudra s'en souvenir pour la course.
Juste à coté de notre montée, nous voyons la descente finale de cette boucle, nous sommes tentés de la faire mais le chemin nous en éloigne irrémédiablement, nous ne la reconnaitrons du coup pas mais elle semble en tout cas bien sympa avec de belles épingles et des bottes de paille pour protéger les coureurs d'éventuelles sorties de piste.


Je vous passe le retour à la voiture, l'arrivée à l'hôtel qui se situe dans un autre Albstadt, l'assiette de pâtes gargantuesque que j'arriverai à me faire servir au restaurant de ce même hôtel et la nuit de repos bien mérité pour arriver rapidement à la course elle même.

Départ à 11h, je commence donc à m'échauffer vers 10h10 sur les rouleaux (moi et mes rouleaux...). Je me place assez tôt sur la ligne pour ne pas me retrouver englouti derrière deux à trois cents participants, je suis quelque part entre la troisième et quatrième ligne, c'est parfait. Fab est avec moi sur la ligne de départ, il rejoindra ensuite le poste ravitaillement. Le départ est donné bien à l'heure et après un petit start loop de quelques centaines de mètres nous attaquons la bosse. J'ai fait très attention à être bien placé et la stratégie est payante, j'arrive à tout monter en vélo. Ce que je n'avais pas reconnu, c'était la bosse qui arrive juste après, celle là est un bourbier et ne passe pas en vélo sur sa partie finale, ça sera à pieds pour tout le monde sans exception. Comme toujours je perds quelques places dans le portage mais ce n'est pas un mal, il est important en marathon de se retrouver rapidement avec des gens de son niveau plutôt que de se bruler les ailes avec des coureurs plus rapides. Je me retrouve donc rapidement entre la trentième et la quarantième place, des petits groupes vont se former, et après quelques kilomètres de course nous allons nous retrouver à une bonne dizaine. Les descentes sont glissantes mais rapides et courtes, les bosses souvent dures mais pas assez techniques pour faire des différences et entre les deux les portions roulantes très rapides se succèdent. Bref, mieux vaut ne pas se retrouver seul ! C'est ce que je m'évertue à faire tout d'abord sur la boucle de 26km que je ne connais pas, puis sur celles de 21km que nous avions reconnu. A mi course nous sommes toujours nombreux dans ce groupe qui a finalement peu évolué mais je vois que certains commencent à avoir du mal à suivre, je fais malheureusement par moment partie de ceux-là ! Je m'accroche cependant, notamment dans le portage qu'il faut refaire une seconde fois et cela nous emmènera jusqu'au début de la dernière boucle de 21km, alors que la pluie fait son apparition tout comme les douleurs au genou droit. Nous ne sommes plus que cinq dans notre groupe (nous en avons perdu beaucoup) et un coureur plus fort se détache dans une bosse, nous ne le reverrons pas, je fais l'effort pour aller rechercher un second coureur qui avait pris de l'avance, nous ferons une bonne partie de la dernière boucle ensemble. Plus fort il me lâchera dans le dernier long col. Une fois seul, j'ai tout donné sur les derniers kilomètres pour ne pas me faire reprendre, en essayant tant bien que mal d'oublier à quel point j'ai mal au genou (et aux jambes dans leur ensemble bien entendu) et c'est passé. Sur la ligne, je suis 33ème en 3h49 (pour 95km !) et à seulement vingt minutes du vainqueur Alban Lakata. Du bon travail !

Temps de faire les comptes, je suis troisième français et il y a donc de fortes chances pour que je sois qualifié pour les Championnats du Monde qui auront lieu trois semaines après les Europe en Italie sur un circuit qui ne m'avait pas réussi il y a deux ans : Villabassa.
La question qui se pose, c'est de savoir si mon genou tiendra six heures de course... je suis donc divisé entre mon envie de courir mon premier Championnat du Monde et ma peur de ne pas finir ou d'avoir en genou en ruine pour le reste de la saison si je finis. Ma décision n'est pas encore prise, j'attends encore un tout petit peu pour voir si la douleur que je traîne depuis le déplacement en Allemagne venait à disparaître. Je ne suis à ce jour pas capable de faire six heures de vélo (déjà que deux...), c'est une certitude !

Bon ne finissons pas sur cette note négative... je suis super content de ce que j'ai pu faire à Albstadt et de ce déplacement en Allemagne voilà ce que je souhaite retenir.

A bientôt pour la suite, j'espère avec de bonnes nouvelles.
Pyf
June 12

Championnat de Bourgogne à Chitry

Le 1er juin avait lieu le championnat de Bourgogne VTT XCO (format olympique) à Chitry dans l'Yonne.

Sous un ciel menaçant (mais qui a tenu jusqu'à l'arrivée) et sur un circuit très technique, j'ai réussi à m'imposer pour la victoire au scratch mais il m'aura fallu bien me bagarrer !

En fait la course pour la victoire dans ma catégorie (sénior) n'a pas duré plus d'un demi tour puisque nous nous sommes rapidement retrouvés à quatre devant mais avec un junior (parti en même temps que nous mais pour un tour de moins) et deux espoirs. La priorité étant au titre en sénior qui me permettra de partir d'une bonne ligne au championnat de France, il fut presque tentant de ralentir, ne pas prendre de risque et assurer la victoire en sénior. C'est d'ailleurs bien ce vers quoi j'ai failli me laisser aller à la fin du premier tour que je passe en quatrième position et quelque peu distancé (15 à 20 secondes), c'est là que mon orgueil est venu me titiller, en une montée je suis revenu à hauteur du groupe de tête puis j'ai commencé à rouler à mon vrai rythme sans nécessairement attaquer. Il s'avère que cela suffira à ma grande surprise à distancer deux de mes trois compagnons. Le dernier, Thibault Lhenry du Team Offroad, s'accrochera bien plus longtemps et résistera même à un raidillon que j'ai monté assez fort en pensant pouvoir créer un écart. Je me dis alors qu'il est peut-être dans un grand jour et qu'il sera difficile de le décrocher, finalement à peine quelques minutes plus tard il craquera sans raison apparente sans doute victime du contrecoup faisant suite à une période de sur régime. Il progresse en tout cas très vite et je le félicite de sa victoire en espoir !

Une fois seul, je me suis contenté de maintenir un bon rythme sans pour autant trop en faire ce qui m'a permis de rallier l'arrivée avec une avance modeste d'une minute mais bien entendu suffisante pour m'imposer en sénior mais aussi au scratch, ce que je n'avais pas réussi à faire il y a deux ans lorsque j'étais champion sénior mais battu (pour le scratch) par Simon Raymond alors qu'il était encore espoir.


Une très bonne chose de faite donc, d'autant que Caro, bien que peu à l'aise sur ce circuit technique et victime d'une vilaine chute dans le premier tour, en a fait de même !

Deux "MERCI" pour finir :
- le premier à ma maman de nous avoir accompagné et assisté sur cette épreuve !
- le second à Cedric Emery, de qui j'ai réçu un mail le soir même après la course alors qu'on ne se connaissait pas et qui m'a proposé de m'envoyer plein de photos prises par ses soins durant la course. La galerie de cette épreuve est composée majoritairement de photos qu'il a pris, un grand Merci donc !
May 27

Coupe d'Auvergne à Volvic, sous un déluge... encore

Nous hésitions quant à où nous rendre ce week-end du 24-25 mai puisque différentes options étaient possibles :
- Tour du Jura sur deux jours
- Finale du Val d'Oise Trophy
- Coupe d'Auvergne à Volvic

Le temps annoncé pour le Jura n'étant pas bon et le déplacement assez long, nous avons laissé de coté. Ensuite entre VOT et Volvic, nous avons opté pour le moins loin et qui nous permet donc de dormir à la maison... détail non négligeable quand la fatigue commence à se faire sentir.

L'ironie du sort veut que nous nous sommes rendus sur la seule course (des trois) sur laquelle il a plu !!! A croire que nous devons faire notre cure de course sous la pluie... jusqu'à vaincre le mauvais sort peut-être ?

Cette Coupe d'Auvergne se dispute sur deux grands tours pour les séniors (2 x 20km) et une grande boucle + une petite pour les masters et féminines (20 + 6km). Au hasard du parcours, je tomberai peut-être sur un ou deux chemins que je connais puisque j'étais en sport-études à Riom quelques kilomètres plus bas il y a de cela quelques années (rien à faire... le temps passe vite... et je vieillis !).

A quarante minutes du départ, nous sommes encore enfermés dans la voiture à attendre que le déluge ne cesse. Il faudra bien se résoudre à descendre de la voiture quand même, la pluie ne s'arrêtant pas.
J'effectue vingt petites minutes de home-trainer, un peu de préparation des deux vélos avec notamment une forte réduction de la pression dans mes boyaux (je suis sur des profils slicks pour le sec alors une pression basse est la seule chose qui peut me sauver) et tente ensuite de remonter le moral à Caro bien atteinte par ce temps qui semble nous poursuivre ! Comme le dit en rigolant le père à Caro "mieux vaut ne pas aller sur les mêmes courses que nous !".

Sur la ligne de départ, je m'aperçois que j'en ai oublié de mettre ma plaque, un sprint à la voiture, je reviens plaque à la main, mais à trente seconde du départ elle n'ait pas mise... à dix secondes elle l'est, on peut y aller, ouf !
J'en rate quand même un peu mon départ mais ce n'est pas très grave, il est en bosse. Je me replace en tête très rapidement, puis après une ou deux relances appuyées en danseuse me retrouve seul en tête. C'est parti... enfin presque car en voulant retirant mes lunettes je les fais tomber, je fais donc demi-tour pour retourner les chercher et repars juste devant Anthony Gautier, vieille connaissance auvergnate. Je suis à nouveau seul quelques secondes plus tard, les lunettes sont bien accrochées derrière mon casque cette fois, je peux donc me lancer dans un raid solitaire comme j'aime tant les faire puisque je ne sais de toute façon que gagner dans ces conditions là !

Le parcours est vraiment magnifique mais rendu très difficile par la pluie. Au milieu de celui-ci, il y a un long passage à effectuer à pied et qui se finit par un portage très très raide. Je n'ai pas de crampons sous les chaussures et c'est à vrai dire assez limite. En haut de celui-ci je n'ai plus quelques mètres d'avance sur le second, un coureur de la catégorie espoir. Ma relative prudence sur ce circuit que je découvre et mon manque de vitesse à pieds sont en train de me coûter du temps. De retour sur la selle je reprends quelques secondes, puis l'écart va se stabiliser à une trentaine de secondes. Je n'arrive pas à creuser plus mais je ne perds plus rien non plus. Le premier tour se termine par deux superbes descentes (entrecoupées d'une longue montée), l'une assez longue en lacets et la seconde sur des plaques de granite heureusement peu glissantes. Je reprends à nouveau quelques secondes et à la fin du premier tour mon écart est suffisant pour que je ne vois plus personne derrière moi.
Au moment de passer la ligne, il m'a fallu me mettre un bon coup de pied au derrière pour repartir sur cette deuxième boucle. 1h10 pour effectuer la première et avec tous les coureurs qui ont du piétiné et donc forcément labouré le parcours après moi, je m'attends à un second tour encore plus difficile que ne le fut le premier.

Mes inquiétudes sont bien fondées, le circuit est encore plus difficile pour ce second tour. La boucle va cependant assez bien passé puisque je sais cette fois à quoi m'attendre et surtout parce qu'il n'y a plus personne derrière. Je me bats donc avec moi même tout au long de ce tour et il faut croire que je me suis bien battu puisque je passerai la ligne avec quatres minutes et dix secondes d'avance sur le second. 2h27 au total, cela fait 1h17 pour le second tour alors que j'ai surement mieux passé les descentes en les connaissant et que je n'ai pas eu l'impression de craquer dans les montées, ça montre la différence que peut faire l'état du circuit !

Content d'en finir, je retrouve Caro à la voiture qui est elle aussi aller au bout et empoche une victoire sous la pluie bonne pour le moral au vu de la hantise qu'elle a à courir dans ces conditions.

La pluie nous suivra jusqu'au podium et tout au long des deux heures trente de voitures nous ramenant à la maison, il y a des jours comme ça... mais après le désastre de la semaine dernière je ne suis pas mécontent d'avoir pu recourir immédiatement dans la boue pour ne pas rester sur ce mauvais souvenir.

Le temps de nettoyer les vélos et je vous retrouve très bientôt.
Pyf


May 21

Et depuis la Sea Otter...

Le temps me manque depuis notre retour de Californie, voilà pourquoi j'ai peu écrit ici. L'envie d'écrire est par ailleurs plus grande lorsque tout va bien que lorsque les choses se compliquent, c'est pourtant dans les moments de doute qu'écrire semble le plus utile, histoire de prendre du recul sur sa propre "histoire".

Mon ton peut paraître dramatique, il n'y a pourtant rien de bien grave. Je redécouvre simplement comme chaque année que l'équilibre d'un sportif qui travaille en parallèle (ou d'un travailleur qui fait du sport pour être plus exact) est très fragile, je m'imagine assez souvent marcher sur cette ligne avec un coté où tout va bien et l'autre où je m'écroule aussi bien physiquement que psychologiquement. Il suffit malheureusement que le vent tourne légèrement pour que je tombe du mauvais coté.

Que s'est-il passé pour que je craque comme cela ? Pas grand chose, mais lorsque l'on marche sur cette ligne, il suffit justement de "pas grand chose". Cela commence le mercredi après la Sea Otter, une sortie de VTT découverte sur les hauteurs de Santa Cruz, je grimpe une bosse glissante avec une trajectoire hasardeuse ce qui, associé à un boyau arrière complètement lisse et à un évident manque de concentration, se finit par un genou cognant très fort dans le guidon. Mes genoux étant mes maillons faibles, je me doute que j'en ai pour quelques jours (voilà la version optimiste)... cela va faire un mois et je suis encore embêté.

Au retour de Californie (lundi 28 avril), je sais qu'il est temps d'attaquer la préparation pour les marathons. Le temps d'encaisser le décalage horaire et nous nous rendons le jeudi 1er mai sur une cyclosportive en Auvergne. Après 80 bornes avec le petit peloton pour la gagne, mon genou me lâche complètement, je finirai comme je peux puisque je ne trouve de toute façon pas de chemin plus court pour rentrer que de suivre le parcours. La bonne nouvelle c'est que cela aura permis de faire cinq heures de vélo !
Dans la foulée, le dimanche 4 mai, nous nous rendons sur l'ouverture de la Coupe de Bourgogne à Givry. C'est un superbe circuit et c'est donc avec plaisir que nous y retournons. Il y a quand même un "mais", mon genou est bien inflammé de la cyclo sur route, je crains donc d'être très ennuyé. Le tour de reconnaissance confirme cette crainte, à la fin de ce tour j'ai bien du mal à pédaler.
Je suis donc résigné à faire la course en rando, je suis en troisième ligne et pour une fois ça ne m'inquiète même pas, je me replace un peu avant la première bosse juste pour ne pas risquer d'être gêné et de devoir posé pieds à terre. Sur le haut de cette même bosse, je suis troisième encore une fois sans trop chercher à faire la course, puis je vois tout le monde "ralentir" alors que je n'ai pas encore le sentiment d'avoir de mon coté vraiment forcé. J'accélère alors un coup "pour voir" en me disant qu'au mieux je ferai trois ou quatre kilomètres en tête. Quatre tours, quelques bonnes douleurs au genou droit et une rencontre avec un arbre (et le gros hématome qui en résulte) plus tard, je passe la ligne d'arrivée avec je crois plus de cinq minutes d'avance. Cela fait plaisir, d'autant que la concurrence était bien présente. Il y a cependant quelque chose qui ne colle pas vraiment : les sensations n'ont jamais été bonnes pendant la course, je me suis par ailleurs vraiment secoué en percutant l'arbre !

Mon corps s'est rebellé pendant une journée, pour mieux tomber malade le lendemain ! Moi qui n'est pas été malade de l'hiver, je me retrouve avec une énorme crève les trois jours suivant. Comme d'hab je me soigne à base de sommeil + hydratation + vélo sans toucher le moindre médicament, à chacun ses remèdes. Cela finit par passer mais un signe de plus pour me montrer que je suis limite ces temps ci.
La bonne nouvelle c'est qu'il était prévu que je ne cours pas le week-end du 8 mai. Bien entendu je m'entraîne mais un long week-end à la maison sans déplacement est quand même bien plus reposant qu'un week-end de course.

Voilà qui était sur le point de me remettre sur de bons rails, d'autant que le genou se porte mieux. Il ne me restait donc plus qu'à aller calmement sur cette dernière semaine jusqu'à la Coupe de France de Wallers. "Calmement" s'est vite transformé en "difficilement". Caroline a commencé à travailler à plein temps le 5 mai, mine de rien cela change pas mal notre organisation et c'est un peu plus fatigant pour nous deux. Et puis cette semaine avant Wallers correspond aussi à la préparation d'un gros évènement annuel chez Look : la présentation de notre nouvelle gamme à nos distributeurs étrangers (PS : ne me demandez pas des photos de la gamme, je n'ai pas le droit d'en distribuer...). Voilà comment ma semaine de travail se termine samedi à 14h45 alors que nous aurions du partir pour Wallers (tout près de Valenciennes) la veille. Juste pour rire, voilà comment s'est déroulé mon samedi : lever 5h30, à 6h30 j'étais au Karcher pour nettoyer nos vélos à Caro et moi, à 8h15 chez Look jusque 14h45 sans coupure, une fois de retour à l'appart déjeuner, puis après dépose du chien chez la tante à Caro, départ vers 16h de Nevers. Arrivée : 21h.
Ne nous reste plus dimanche matin qu'à récupérer nos dossards et préparer les vélos.

Au lever dimanche matin, même si la motivation n'est pas exceptionnelle je suis pourtant prêt à prendre le départ. Caro déjà moins lorsqu'elle voit le déluge qui s'abat par la fenêtre. Une fois sur site, dossards OK, changement de plaquettes pour des neuves OK (sauf que je n'ai pas de plaquettes métal pour ces conditions...), je prépare aussi le vélo à Caro, sort le home-trainer de la voiture, pour finalement le re-rentrer dix minutes plus tard sans en avoir fait, il ne reste plus de temps. Là je crois que je commence à sombrer, d'autant que Caro est en pleurs dans la voiture frustrée de savoir par avance que même si elle prend le départ elle n'arrivera pas à finir dans ces conditions. Je finis par rentrer son vélo dans la voiture alors que nous sommes à 5mn de mon départ. J'y arrive sans échauffement et mal positionné sur les lignes, ça aussi je finis par m'y habituer...
Maintenant que j'en reparle, je vois effectivement assez mal comment j'aurai pu réussir cette course. D'autant que dernier détail pour tout arranger, j'avais laissé notre seul garde-boue pour Caro... plaquettes pour le sec, pas de garde-boue : me voilà fort bien équipé.

La suite, vous vous en doutez, c'est 1h de course avec le groupe de tête et les 30mn qui restent une descente aux enfers. Je croyais ne plus avancer bien vite car la motivation était partie, en fait je me suis aperçu après mon abandon que mon vélo a du m'aider un peu dans ma grande démotivation : une fois les plaquettes mortes, mes pistons sont sortis de leur logement, ma roue arrière ne fait pas plus d'un quart de tour si je la lance de toute mes forces.
Ne sachant pas ça, j'ai cependant tenté de m'accrocher tant bien que mal aux coureurs qui me passaient sans jamais pouvoir prendre la roue, assez frustrant, au point que j'avais vraiment l'impression d'être nul !

Je passe les détails de cette course sans intérêt et horriblement mal organisée (jusqu'aux douches et aux podiums...), pour ne la retenir que comme la couche finale d'une chute que je sentais venir. Il ne fallait plus grand chose pour que je craque et cet aller-retour "chez les ch'tis" en 24 heures de temps aura fini de m'achever.

La présentation de la nouvelle gamme VTT lundi s'est malgré tout bien passé (une journée de plus sans pouvoir m'entraîner quand même...), le plus dur est donc peut-être (je l'espère !) derrière moi.
Cette semaine pourrait donc être celle d'un début de reconstruction, en espérant que Caro et moi trouvions aussi un équilibre dans nos emplois du temps avec ses nouveaux horaires.

Il m'a fallu six mois pour construire un "haut" : la Sea Otter, un seul pour retomber très bas : Wallers, je touche du bois maintenant pour qu'il soit possible de revenir à ce que je peux faire de mieux en moins de six mois ! Je n'ai au moment où je vous parle pas la réponse, ce qui est sur c'est que la claque est prise et qu'il ne tient maintenant qu'à moi de rebondir.

D'ici là, roulez bien et à dans deux semaines au plus tard puisque notre championnat régional à lieu dans maintenant dix jours dans l'Yonne et que je ne manquerai pas de vous en parler (avec de bonnes nouvelles si possible !).

Pyf


May 03

Sea Otter 2008, le film de la course

En guise d'introduction, je me dois de préciser quelle importance la Sea Otter a dans mon calendrier. Je ne vais pas m'en cacher, c'est la course que je ne veux pas rater, celle qui est notée d'une croix rouge dans mon calendrier dès le Roc d'Azur de l'année précédente passé. Ça peut paraître un choix étrange dans la mesure où il peut sembler plus intéressant de bien réussir une Coupe de France ou autre course importante du calendrier français, mais il n'y a rien à faire j'aime cette course. Au fond je ne suis qu'un amateur faisant du vélo pour son plaisir alors autant orienter sa préparation vers les courses qui me plaisent le plus !

Au vu de ce que je viens de dire, j'ai forcément un peu de pression au matin de la course, ce ne sont pas loin de six mois de préparation pour arriver en forme ici qui sont en jeu et j'espère avoir bien travaillé !
Nous sommes bien chouchoutés sur le stand Look USA et on a même réussi à me dégoter des rouleaux pour que je m'échauffe comme à la maison !
Le montage de la plaque sur le cintre rajoute encore une dose de pression, j'ai le dossard numéro 4 donc probablement une bonne ligne, il n'y a donc "plus qu'à" ! Curieux de constater au passage que je puisse avoir une meilleure ligne de départ aux USA qu'en France, alors que je n'y cours qu'une à deux fois par an...
Je ne rentre pas dans les détails des vingt-cinq minutes de rouleaux, et nous voilà déjà sur la ligne de départ : première ligne pour moi, troisième pour Miguel. Le tour quasi complet du circuit automobile permet de toute façon d'inverser les positions dix fois, Miguel pourra se replacer.
Le départ est donné, je me fais volontairement un peu remonter pour ne pas prendre trop de vent, malheureusement je finis par me faire remonter par un peu trop de monde et il me faudra effectuer un petit effort pour me replacer, rien de bien méchant. A la sortie du circuit, les hommes de tête montent la première bosse très vite, trop vite et voyant qu'il me faudrait littéralement être au sprint pour rester dans les roues, je décide de me laisser décrocher. Cette décision aura une grande incidence sur le reste de la course et je n'arrive toujours pas à savoir si c'était la bonne décision. Je me retrouve en effet en quinzième position environ, puis très vite à la onzième place, Miguel est bien évidemment dans le bon coup. Le problème, c'est qu'après avoir doublé les coureurs qui s'étaient un peu enflammés au départ, je suis bel et bien seul et à ma grande surprise j'ai très souvent en vue les deux petits groupes devant. Le groupe de tête contient huit coureurs, suivent le champion du Costa-Rica et un coureur israélien puis moi. Encore plus surprenant, à moi tout seul je reprends du temps sur ces deux groupes (j'apprendrai de la bouche de Miguel que le groupe de tête s'est un peu regardé en fin de premier tour) tant et si bien qu'à la fin de la première boucle de trente kilomètres je suis à 36 secondes du groupe Miguel et que je reprendrai les deux hommes devant moi en roulant tête dans le guidon sur le circuit après avoir passé la ligne d'arrivée pour la première fois.
Je me sens donc un peu moins seul pour ce deuxième tour.
Pendant que Miguel s'échappe pour aller remporter une très belle victoire, nous commençons à reprendre quelques uns des coureurs qui avaient sur-estimé leur force en s'accrochant tant bien que mal au groupe de tête. Nous reverrons juste un coureur canadien du team Scott revenir fort de l'arrière et qui fera une bonne partie du tour avec nous. Mon aisance dans le sable me permet de créer quelques petits écarts mais à un contre trois et avec le fort vent j'ai du mal à maintenir une avance ensuite.
C'est ensuite moi qui perds un peu le contact avec le costa-ricain et le canadien alors que le coureur israélien est toujours avec moi. Dans les interminables collines ramenant à l'arrivée, je reviens à quelques mètres des deux de devant mais au prix d'un gros effort et une fois à trois mètres derrière je me fais relâcher.  Là mon cerveau commence à calculer un peu (manque d'ambition peut-être...), entre faire six et faire huit à la Sea Otter il n'y a pas une grande différence, je ne veux par contre surtout pas prendre le risque de perdre mon top 10 ("top ten" pour parler un peu américain, rires...), car si j'explose à mon tour, les deux places seront très vite perdues !
Je maintiens donc un bon tempo sans prendre de risques jusqu'à l'arrivée. Je dois ensuite admettre que la dernière descente sur le circuit automobile et la vue de la ligne d'arrivée en bout de ligne droite me procure une certaine émotion. Qu'il est bon de sentir que son travail est récompensé !
Je franchis la ligne un peu plus de sept minutes après Miguel, ce qui pour un amateur comme moi n'est que très peu. Les accolades sont au rendez-vous aussi bien avec Miguel, Christophe (le boss français de Look USA) et bien entendu les américains. Un grand moment de joie ! Malheureusement ce moment de joie est un peu écourté quand j'apprends que Caro m'attend à la voiture et qu'elle n'est pas au mieux. Malheureusement elle n'a jamais digéré ni le décalage horaire ni les coups de froids successifs que l'on a pris depuis notre arrivée. Le temps de la consoler et j'arrive quand même à vite retrouver le sourire pour passer une bonne soirée.

Alors oui je sais, contrairement aux autres années les top européens n'étaient pas là puisqu'une Coupe du Monde avait lieu le même week-end à Houffalize, il faut donc relativiser un peu cet excellent résultat. Cependant pour être juste dans les deux sens, j'ai aussi jeté un œil aux temps : sur le même circuit et avec les mêmes conditions de course que l'an dernier (vent et terrain sec) Miguel effectue un temps similaire aux groupe de trois qui arrivait au sprint l'an dernier (Kabush - Péraud - Sauser) et moi je mets quasi huit minutes de moins cette année, ce qui me plaçait quand même dans le top quinze avec tous les bons européens. Un top quinze avec tout le monde ou un top dix avec une majorité de nord-américains, dans les deux cas je signe et suis de toute façon 100% satisfait de mon niveau et du travail accompli.

Quoiqu'il arrive, mon début de saison est donc plus que satisfaisant en ayant si bien réussi ce premier gros objectif. Je remets maintenant les compteurs à zéro, avec un peu de repos dont je profite pleinement pour me fixer mes prochains objectifs.

Merci une fois de plus de me suivre dans mes aventures !
Pyf

April 19

Californie Baby ;-)

Quatre jours maintenant après notre arrivée, voici quelques nouvelles de Caro et Pyf en Amérique...

Nous avons donc décollé mardi matin de Roissy pour onze heures d'avion. Miguel et sa femme sont dans le même avion après avoir déjà fait Nice-Paris un peu plus tôt. Le voyage est long, Caro est un peu malade dans l'avion, on ne dort pas plus d'une heure chacun mais sinon tout va bien. La solution de Miguel ne semble pas mauvaise, un demi somnifère et quelques heures de sommeil de gagnées... oui mais voilà comme toujours les médicaments et moi faisant deux, je n'arrive pas à me convaincre que c'est la bonne option.
Sortie de l'avion, les petits ennuis commencent, nos vélos sont là mais ma valise non, elle arrivera le lendemain... si tout va bien. La bonne nouvelle c'est que j'ai le droit à 100 euros d'achat de vêtements ou autres qu'Air France me remboursera, je vais donc enfin pouvoir m'acheter un nouveau jean, Caro est content (rires...). Dans la foulée, nous allons chercher nos voitures de location, problèmes de réservation chez Hertz et nous finirons dans la plus petite agence de location des environs de l'aéroport, petite oui mais pas cher alors on ne s'en tire pas si mal.
S'en suit un peu de route pour Monterey où notre hôtel nous attend, un bel Hilton avec une grande chambre comprenant deux lits dans lesquels nous pourrions en mettre quatre comme nous, bref nous pourrions être huit dans cette chambre (rires...).

Une nuit un peu perturbée plus tard (9h de décalage horaire, ça ne s'encaisse pas comme ça) et nous pouvons enfin commencer à profiter. Bon c'est peut-être un peu vite dit quand même car entre mercredi et jeudi, de gros coups de barre viendront entacher nos journées, surtout pour Caro qui découvre pour la première fois les grands voyages et effets du décalage.
D'un point de vue cyclistique, puisque c'est une des raisons pour lesquelles nous sommes là, la sortie de mercredi sera vite écourtée, Caro ne tient pas sur le vélo... et ne tient plus vraiment debout d'ailleurs. Donc nous en resterons à une chute dans le sable avant retour par la route. Le circuit est très sablonneux cette année, il n'a pas du pleuvoir depuis un moment.
Sortie écourtée mais l'occasion d'une belle balade dans une ville très spéciale : Carmel. Ville en bordure d'océan pacifique et concentration de galerie d'artistes et magasins tous plus originaux les uns que les autres. A voir !

Jeudi, je fais un tour seul du circuit, Caro fait une heure de route, enfin Miguel a aussi fait un tour, mais pas en même temps que moi.

Le tour avec Miguel fut donc pour vendredi... Bien évidemment, vu le niveau de Miguel, on ne roule pas très doucement, mais pas trop vite quand même. Il est plus facile que moi partout, exception faite des deux grandes descentes en sable dans lesquelles mon passé de moto-crosseur et les hivers passés sur des terrains en sable me permettent de lui prendre une dizaine de secondes. Voilà donc l'unique chance de ma vie d'expliquer à Miguel (un champion olympique s'il vous plait, rires...) comment passer plus vite dans une descente, ce que je fais avec plaisir, Miguel est mon coéquipier après tout !
L'après-midi, je cherche à aller nager, malheureusement la piscine municipale est fermée, en travaux, je me rabats donc sur la piscine de l'hôtel en extérieur mais paraît-il chauffée. Une fois en maillot de bain et alors qu'il doit faire 15° dehors tout au plus, je me dépêche de me mettre à l'eau, pas de chance celle-ci n'est pas vraiment plus chaude que l'air, l'envie de passer dans le jacouzzi juste à coté est grande mais je m'entête et tiens quinze minutes de natation, pas une de plus. Ces quinze minutes me tiendront affamé et gelé toute la soirée... rien de très rassurant, qui a dit que j'étais une tête de mule (quand j'ai décidé de nager, je nage !).

Nous voilà déjà à la veille de la course, finalement le froid me passe pendant la nuit et Caro et moi allons faire une traditionnelle dernière sortie d'une heure sur route le matin. Le vent est très fort et il fait très froid. Donc pas mécontent de ne pas courir le short-track dans quelques heures. Miguel sera quant à lui au départ, nous allons du coup voir cette course. Je trouve les short-tracks très sympas à regarder, j'aime par contre beaucoup moins les courir : 25mn à bloc sur un circuit roulant, pas franchement ma tasse de thé. Miguel est dans le groupe de tête sur les premiers tours, mais voyant que cela roule trop vite il décide sagement de se relever et d'en garder pour demain. Le vent est horrible au moment de sa course et nous sommes frigorifiés et recouverts de poussière. On ne traînera pas plus que cela sur le site de la course, autant rentrer à l'hôtel, d'autant que j'ai un rendez-vous pour le travail en ville dans la foulée.
Le soir, c'est le grand dîner Look USA. L'assiette (ou plutôt saladier) de pâtes et légumes que nous arrivons à nous faire servir pour trois restera mémorable. Elle paraissait impressionnante et nous avons pourtant réussi à tout manger, de vrais goinfres on vous dit !
April 07

Coupe de France à Saint-Raphaël : une course en trois actes

Pour ce deuxième déplacement dans le sud en moins d'une semaine, nous pouvons nous estimer heureux d'avoir de gentils hôtes pour nous accueillir : Nicolas du team dans sa maison de Vaison La Romaine à l'aller (jeudi soir) et Jeff à Mâcon sur le retour après ma course (dimanche soir). Des déplacements moins longs, c'est quelques chose que je souhaitais car j'ai eu bien du mal à me remettre de celui à Cassis (course comprise bien entendu).
C'est bien simple, mes entraînements sur Nevers du lundi au jeudi se sont limités à aller tourner les jambes deux fois et à un peu de natation. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé de faire un peu de travail au seuil mercredi mais une quinzaine de secondes m'auront suffi pour me rendre à l'évidence, je ne peux maintenir aucun effort soutenu, comme on dit dans le jargon du cyclisme : "je suis cramé". Du repos, du repos et encore du repos donc, voilà ce qu'il me faudrait entre ces deux courses... il faut cependant aller au bureau, re-préparer les vélos, les sacs, etc. Bref pas si simple. Voilà pourquoi il a été je pense judicieux de ne rajouter aucune fatigue provenant de l'entraînement.

Le départ a donc lieu jeudi après-midi après une courte sieste suivi d'un expresso bien serré ! Vers 21h nous sommes chez Nicolas, d'où après une bonne nuit de sommeil nous repartons vendredi matin pour être sur le site de la course vendredi midi. En arrivant, j'ai de suite la banane, le site est tout simplement magnifique et pour ne rien gâcher notre hôtel est sur place.

En milieu d'après-midi nous partons pour deux tours de reconnaissance, le circuit est d'une qualité rare, aussi dur techniquement que physiquement mais avec, comme pour rendre l'effort plus agréable, des paysages de toute beauté. Seul bémol auquel je pense à ce moment là : si je ne pars pas devant il sera très très difficile de doubler.

Au programme du samedi, nettoyage des deux vélos, préparation de celui à Caro pour sa course qui a lieu à 15h30, une heure de "promenade" en vélo pour moi et bien entendu le suivi de la course de Caro puisque pour une fois nous ne courons pas en même temps.
Camescope / appareil photo en poche, me voilà tout équipé. Caro connaît comme souvent un départ et un premier tour difficile avant d'entamer une longue remontée qui la ramènera en treizième position. Mis à part des début de crampes dans le dernier tour, les sensations sont bonnes et c'est ici une fort belle occasion de travailler sont point faible : la technique. Pendant ce temps là, je cours un peu partout (heureusement, je suis à vélo !) pour faire photos, vidéos et accessoirement ravitailler en fin de course. Le "boss" du team, Jean-Yves, en fait de même, incroyable ce Jean-Yves il est véritablement partout et rarement j'ai vu un team manager prendre autant soin de ses coureurs !
Caro a la rage à l'arrivée, elle se rend compte qu'une fois de plus elle a perdu beaucoup de temps en début de course. La bonne nouvelle c'est que c'est une rage positive : elle souhaite progresser et ce le plus vite possible.

Petite vidéo de Caro :

   


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Soirée au calme ensuite où Jean-Yves me massera (quand je vous dis qu'il est partout !!!) avant un diner pris tous ensemble.

Nous voici déjà au matin de ma course. Vers 9h30 je rejoins Jeff pour 1h de vélo, pour lui qui a couru hier cela fera office de récupération et pour moi qui cours dans quelques heures, de mise en jambes. Cette heure de vélo permet aussi de passer le temps plutôt que de tourner en rond jusque 14h15, heure du départ.
Une assiette de pâtes ensuite dans le camping-car avec Ludo et Miguel, une petite sieste à l'hôtel avec Caro et il est temps de rejoindre de nouveau le camping-car pour l'échauffement. J'en oubliais de préciser que je sais depuis le matin que mon départ aura lieu de la 11ème ligne sur 14... ce qui ne m'inspire rien de bon.
Je suis mon rituel d'échauffement : 25mn de rouleaux, puis une pause, puis quelques sprints sur route avant de rejoindre le départ.
Pas de miracle, c'est bien sur la 11ème ligne que je dois m'installer. Pour ne rien arranger je serai même replacé encore une ligne derrière lorsque les commissaires décident de replacer tout le monde et de retarder le départ de quelques minutes. Une ligne de plus ou de moins, il y a tellement de monde devant que cela ne me préoccupe même plus !

Acte 1 : le premier tour
Le départ finit par être donné et à l'arrière c'est comme souvent vite le confusion, je dois mettre pied à terre au bout de 100m pour éviter un accrochage collectif, je repars mais rien à faire je n'arriverai pas à remonter autant qu'il aurait fallu au bout de la ligne droite en bitume. Je me retrouve donc dans un grand fouillis avec bien du monde à pied et une bonne dose de poussière à avaler. Je tente quand même de remonter dans ce premier tour mais le mot d'ordre va être la patience, jusqu'à ce que quelques écarts se creusent. Pendant ce temps là, les premiers (Absalon, Ravanel, Martinez) roulent à pleine allure et ne sont pas gênés, pas difficile de comprendre l'importance du départ sur ce type de course ! A la fin du premier tour, je suis au alentours de la 60ème place... loin du résultat que j'aimerai obtenir.

Acte 2 : le second tour
Je commence le deuxième tour comme j'ai fini le premier, en remontant, mais je vais ensuite connaître deux gros arrêts dans ma remontée. Le premier est un tout droit en descente qui se termine dans les épineux, le bras un peu en sang mais plus de peur que de mal finalement. Un peu emporté par le fort vent qui souffle en rafales j'ai en fait raté l'ornière en haut d'une descente très glissante... hors piste assuré !
Le second problème que je rencontre dans ce tour est mécanique et il arrive au très mauvais endroit, au pied de la longue montée technique : la chaîne remonte le petit plateau pour se coincer dans la base, et voilà que tout les coureurs que j'ai remonté sur le début de deuxième tour me repassent... rageant et provisoirement au moins, décourageant.
Il ne me faut cependant pas longtemps pour me re-motiver et me dire que je n'ai de toute façon rien à perdre en étant parti de si loin.

Acte 3 : les quatre tours suivant conduisant à l'arrivée
Une fois ce deuxième tour passé, je ne commettrai plus d'erreur. Je roule à mon rythme, proprement et en essayant de ne jamais effectuer d'efforts trop violents qui compte-tenu de la difficulté du circuit pourrait rendre ce qu'il reste à parcourir un calvaire.
Je remonte donc de très nombreux coureurs pour ne me faire doubler que trois fois dans le dernier tour par deux "très bons" qui avaient connu des crevaisons en début de course et un jeune de Creuse Oxygène qui longtemps quelques mètres derrière moi à réaliser un superbe dernier tour !
Je passe la ligne en 35ème position, un bon résultat finalement.

A peine passé la ligne qu'il faudrait presque déjà repartir (nous travaillons lundi matin), seulement la course a été si difficile que je suis malade comme un chien après-coup. Un peu de mal à repartir donc mais on finira par y arriver, et Caro conduira le temps que j'aille mieux.

Ce week-end, Caro ira courir et moi je serai de repos à la maison avant un départ prévu pour la Californie mardi 15 pour le Sea Otter Classic qui aura lieu le du 17 au 20 avril. Qui sait, peut-être que je vous enverrai des nouvelles dépaysantes de là bas (rires...).

A très bientôt.
Pyf
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