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Les aventures de PYF et son VTT

Never forget to live your dreams
May 05

Résultats saison 2008

3 février 2008 : Coupe du Loiret à Nibelle, Vainqueur au scratch

23 février 2008 : Coupe d'Auvergne à Creuzier le Vieux, 2ème au scratch

02 mars 2008 : Challenge Auvergne à Fourilles, Vainqueur au scratch

16 mars 2008 : Le Morvandiau à Autun, 2ème au scratch

30 mars 2008 : Raid Offroad VTT PACA à Cassis, 28ème au scratch

6 avril 2008 : Coupe de France VTT XCO à Saint-Raphaël, 35ème au scratch

20 avril 2008, Sea Otter Classic à Monterey (Californie), 8ème au scratch

1er mai 2008 : Cyclosportive La Roger Walkowiak à Cusset, 23ème au scratch du grand parcourd de 158km

4 mai 2008 : 1ère manche de la Coupe de Bourgogne à Givry, Vainqueur au scratch
May 03

Sea Otter 2008, le film de la course

En guise d'introduction, je me dois de préciser quelle importance la Sea Otter a dans mon calendrier. Je ne vais pas m'en cacher, c'est la course que je ne veux pas rater, celle qui est notée d'une croix rouge dans mon calendrier dès le Roc d'Azur de l'année précédente passé. Ça peut paraître un choix étrange dans la mesure où il peut sembler plus intéressant de bien réussir une Coupe de France ou autre course importante du calendrier français, mais il n'y a rien à faire j'aime cette course. Au fond je ne suis qu'un amateur faisant du vélo pour son plaisir alors autant orienter sa préparation vers les courses qui me plaisent le plus !

Au vu de ce que je viens de dire, j'ai forcément un peu de pression au matin de la course, ce ne sont pas loin de six mois de préparation pour arriver en forme ici qui sont en jeu et j'espère avoir bien travaillé !
Nous sommes bien chouchoutés sur le stand Look USA et on a même réussi à me dégoter des rouleaux pour que je m'échauffe comme à la maison !
Le montage de la plaque sur le cintre rajoute encore une dose de pression, j'ai le dossard numéro 4 donc probablement une bonne ligne, il n'y a donc "plus qu'à" ! Curieux de constater au passage que je puisse avoir une meilleure ligne de départ aux USA qu'en France, alors que je n'y cours qu'une à deux fois par an...
Je ne rentre pas dans les détails des vingt-cinq minutes de rouleaux, et nous voilà déjà sur la ligne de départ : première ligne pour moi, troisième pour Miguel. Le tour quasi complet du circuit automobile permet de toute façon d'inverser les positions dix fois, Miguel pourra se replacer.
Le départ est donné, je me fais volontairement un peu remonter pour ne pas prendre trop de vent, malheureusement je finis par me faire remonter par un peu trop de monde et il me faudra effectuer un petit effort pour me replacer, rien de bien méchant. A la sortie du circuit, les hommes de tête montent la première bosse très vite, trop vite et voyant qu'il me faudrait littéralement être au sprint pour rester dans les roues, je décide de me laisser décrocher. Cette décision aura une grande incidence sur le reste de la course et je n'arrive toujours pas à savoir si c'était la bonne décision. Je me retrouve en effet en quinzième position environ, puis très vite à la onzième place, Miguel est bien évidemment dans le bon coup. Le problème, c'est qu'après avoir doublé les coureurs qui s'étaient un peu enflammés au départ, je suis bel et bien seul et à ma grande surprise j'ai très souvent en vue les deux petits groupes devant. Le groupe de tête contient huit coureurs, suivent le champion du Costa-Rica et un coureur israélien puis moi. Encore plus surprenant, à moi tout seul je reprends du temps sur ces deux groupes (j'apprendrai de la bouche de Miguel que le groupe de tête s'est un peu regardé en fin de premier tour) tant et si bien qu'à la fin de la première boucle de trente kilomètres je suis à 36 secondes du groupe Miguel et que je reprendrai les deux hommes devant moi en roulant tête dans le guidon sur le circuit après avoir passé la ligne d'arrivée pour la première fois.
Je me sens donc un peu moins seul pour ce deuxième tour.
Pendant que Miguel s'échappe pour aller remporter une très belle victoire, nous commençons à reprendre quelques uns des coureurs qui avaient sur-estimé leur force en s'accrochant tant bien que mal au groupe de tête. Nous reverrons juste un coureur canadien du team Scott revenir fort de l'arrière et qui fera une bonne partie du tour avec nous. Mon aisance dans le sable me permet de créer quelques petits écarts mais à un contre trois et avec le fort vent j'ai du mal à maintenir une avance ensuite.
C'est ensuite moi qui perds un peu le contact avec le costa-ricain et le canadien alors que le coureur israélien est toujours avec moi. Dans les interminables collines ramenant à l'arrivée, je reviens à quelques mètres des deux de devant mais au prix d'un gros effort et une fois à trois mètres derrière je me fais relâcher.  Là mon cerveau commence à calculer un peu (manque d'ambition peut-être...), entre faire six et faire huit à la Sea Otter il n'y a pas une grande différence, je ne veux par contre surtout pas prendre le risque de perdre mon top 10 ("top ten" pour parler un peu américain, rires...), car si j'explose à mon tour, les deux places seront très vite perdues !
Je maintiens donc un bon tempo sans prendre de risques jusqu'à l'arrivée. Je dois ensuite admettre que la dernière descente sur le circuit automobile et la vue de la ligne d'arrivée en bout de ligne droite me procure une certaine émotion. Qu'il est bon de sentir que son travail est récompensé !
Je franchis la ligne un peu plus de sept minutes après Miguel, ce qui pour un amateur comme moi n'est que très peu. Les accolades sont au rendez-vous aussi bien avec Miguel, Christophe (le boss français de Look USA) et bien entendu les américains. Un grand moment de joie ! Malheureusement ce moment de joie est un peu écourté quand j'apprends que Caro m'attend à la voiture et qu'elle n'est pas au mieux. Malheureusement elle n'a jamais digéré ni le décalage horaire ni les coups de froids successifs que l'on a pris depuis notre arrivée. Le temps de la consoler et j'arrive quand même à vite retrouver le sourire pour passer une bonne soirée.

Alors oui je sais, contrairement aux autres années les top européens n'étaient pas là puisqu'une Coupe du Monde avait lieu le même week-end à Houffalize, il faut donc relativiser un peu cet excellent résultat. Cependant pour être juste dans les deux sens, j'ai aussi jeté un œil aux temps : sur le même circuit et avec les mêmes conditions de course que l'an dernier (vent et terrain sec) Miguel effectue un temps similaire aux groupe de trois qui arrivait au sprint l'an dernier (Kabush - Péraud - Sauser) et moi je mets quasi huit minutes de moins cette année, ce qui me plaçait quand même dans le top quinze avec tous les bons européens. Un top quinze avec tout le monde ou un top dix avec une majorité de nord-américains, dans les deux cas je signe et suis de toute façon 100% satisfait de mon niveau et du travail accompli.

Quoiqu'il arrive, mon début de saison est donc plus que satisfaisant en ayant si bien réussi ce premier gros objectif. Je remets maintenant les compteurs à zéro, avec un peu de repos dont je profite pleinement pour me fixer mes prochains objectifs.

Merci une fois de plus de me suivre dans mes aventures !
Pyf

April 19

Californie Baby ;-)

Quatre jours maintenant après notre arrivée, voici quelques nouvelles de Caro et Pyf en Amérique...

Nous avons donc décollé mardi matin de Roissy pour onze heures d'avion. Miguel et sa femme sont dans le même avion après avoir déjà fait Nice-Paris un peu plus tôt. Le voyage est long, Caro est un peu malade dans l'avion, on ne dort pas plus d'une heure chacun mais sinon tout va bien. La solution de Miguel ne semble pas mauvaise, un demi somnifère et quelques heures de sommeil de gagnées... oui mais voilà comme toujours les médicaments et moi faisant deux, je n'arrive pas à me convaincre que c'est la bonne option.
Sortie de l'avion, les petits ennuis commencent, nos vélos sont là mais ma valise non, elle arrivera le lendemain... si tout va bien. La bonne nouvelle c'est que j'ai le droit à 100 euros d'achat de vêtements ou autres qu'Air France me remboursera, je vais donc enfin pouvoir m'acheter un nouveau jean, Caro est content (rires...). Dans la foulée, nous allons chercher nos voitures de location, problèmes de réservation chez Hertz et nous finirons dans la plus petite agence de location des environs de l'aéroport, petite oui mais pas cher alors on ne s'en tire pas si mal.
S'en suit un peu de route pour Monterey où notre hôtel nous attend, un bel Hilton avec une grande chambre comprenant deux lits dans lesquels nous pourrions en mettre quatre comme nous, bref nous pourrions être huit dans cette chambre (rires...).

Une nuit un peu perturbée plus tard (9h de décalage horaire, ça ne s'encaisse pas comme ça) et nous pouvons enfin commencer à profiter. Bon c'est peut-être un peu vite dit quand même car entre mercredi et jeudi, de gros coups de barre viendront entacher nos journées, surtout pour Caro qui découvre pour la première fois les grands voyages et effets du décalage.
D'un point de vue cyclistique, puisque c'est une des raisons pour lesquelles nous sommes là, la sortie de mercredi sera vite écourtée, Caro ne tient pas sur le vélo... et ne tient plus vraiment debout d'ailleurs. Donc nous en resterons à une chute dans le sable avant retour par la route. Le circuit est très sablonneux cette année, il n'a pas du pleuvoir depuis un moment.
Sortie écourtée mais l'occasion d'une belle balade dans une ville très spéciale : Carmel. Ville en bordure d'océan pacifique et concentration de galerie d'artistes et magasins tous plus originaux les uns que les autres. A voir !

Jeudi, je fais un tour seul du circuit, Caro fait une heure de route, enfin Miguel a aussi fait un tour, mais pas en même temps que moi.

Le tour avec Miguel fut donc pour vendredi... Bien évidemment, vu le niveau de Miguel, on ne roule pas très doucement, mais pas trop vite quand même. Il est plus facile que moi partout, exception faite des deux grandes descentes en sable dans lesquelles mon passé de moto-crosseur et les hivers passés sur des terrains en sable me permettent de lui prendre une dizaine de secondes. Voilà donc l'unique chance de ma vie d'expliquer à Miguel (un champion olympique s'il vous plait, rires...) comment passer plus vite dans une descente, ce que je fais avec plaisir, Miguel est mon coéquipier après tout !
L'après-midi, je cherche à aller nager, malheureusement la piscine municipale est fermée, en travaux, je me rabats donc sur la piscine de l'hôtel en extérieur mais paraît-il chauffée. Une fois en maillot de bain et alors qu'il doit faire 15° dehors tout au plus, je me dépêche de me mettre à l'eau, pas de chance celle-ci n'est pas vraiment plus chaude que l'air, l'envie de passer dans le jacouzzi juste à coté est grande mais je m'entête et tiens quinze minutes de natation, pas une de plus. Ces quinze minutes me tiendront affamé et gelé toute la soirée... rien de très rassurant, qui a dit que j'étais une tête de mule (quand j'ai décidé de nager, je nage !).

Nous voilà déjà à la veille de la course, finalement le froid me passe pendant la nuit et Caro et moi allons faire une traditionnelle dernière sortie d'une heure sur route le matin. Le vent est très fort et il fait très froid. Donc pas mécontent de ne pas courir le short-track dans quelques heures. Miguel sera quant à lui au départ, nous allons du coup voir cette course. Je trouve les short-tracks très sympas à regarder, j'aime par contre beaucoup moins les courir : 25mn à bloc sur un circuit roulant, pas franchement ma tasse de thé. Miguel est dans le groupe de tête sur les premiers tours, mais voyant que cela roule trop vite il décide sagement de se relever et d'en garder pour demain. Le vent est horrible au moment de sa course et nous sommes frigorifiés et recouverts de poussière. On ne traînera pas plus que cela sur le site de la course, autant rentrer à l'hôtel, d'autant que j'ai un rendez-vous pour le travail en ville dans la foulée.
Le soir, c'est le grand dîner Look USA. L'assiette (ou plutôt saladier) de pâtes et légumes que nous arrivons à nous faire servir pour trois restera mémorable. Elle paraissait impressionnante et nous avons pourtant réussi à tout manger, de vrais goinfres on vous dit !
April 07

Coupe de France à Saint-Raphaël : une course en trois actes

Pour ce deuxième déplacement dans le sud en moins d'une semaine, nous pouvons nous estimer heureux d'avoir de gentils hôtes pour nous accueillir : Nicolas du team dans sa maison de Vaison La Romaine à l'aller (jeudi soir) et Jeff à Mâcon sur le retour après ma course (dimanche soir). Des déplacements moins longs, c'est quelques chose que je souhaitais car j'ai eu bien du mal à me remettre de celui à Cassis (course comprise bien entendu).
C'est bien simple, mes entraînements sur Nevers du lundi au jeudi se sont limités à aller tourner les jambes deux fois et à un peu de natation. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé de faire un peu de travail au seuil mercredi mais une quinzaine de secondes m'auront suffi pour me rendre à l'évidence, je ne peux maintenir aucun effort soutenu, comme on dit dans le jargon du cyclisme : "je suis cramé". Du repos, du repos et encore du repos donc, voilà ce qu'il me faudrait entre ces deux courses... il faut cependant aller au bureau, re-préparer les vélos, les sacs, etc. Bref pas si simple. Voilà pourquoi il a été je pense judicieux de ne rajouter aucune fatigue provenant de l'entraînement.

Le départ a donc lieu jeudi après-midi après une courte sieste suivi d'un expresso bien serré ! Vers 21h nous sommes chez Nicolas, d'où après une bonne nuit de sommeil nous repartons vendredi matin pour être sur le site de la course vendredi midi. En arrivant, j'ai de suite la banane, le site est tout simplement magnifique et pour ne rien gâcher notre hôtel est sur place.

En milieu d'après-midi nous partons pour deux tours de reconnaissance, le circuit est d'une qualité rare, aussi dur techniquement que physiquement mais avec, comme pour rendre l'effort plus agréable, des paysages de toute beauté. Seul bémol auquel je pense à ce moment là : si je ne pars pas devant il sera très très difficile de doubler.

Au programme du samedi, nettoyage des deux vélos, préparation de celui à Caro pour sa course qui a lieu à 15h30, une heure de "promenade" en vélo pour moi et bien entendu le suivi de la course de Caro puisque pour une fois nous ne courons pas en même temps.
Camescope / appareil photo en poche, me voilà tout équipé. Caro connaît comme souvent un départ et un premier tour difficile avant d'entamer une longue remontée qui la ramènera en treizième position. Mis à part des début de crampes dans le dernier tour, les sensations sont bonnes et c'est ici une fort belle occasion de travailler sont point faible : la technique. Pendant ce temps là, je cours un peu partout (heureusement, je suis à vélo !) pour faire photos, vidéos et accessoirement ravitailler en fin de course. Le "boss" du team, Jean-Yves, en fait de même, incroyable ce Jean-Yves il est véritablement partout et rarement j'ai vu un team manager prendre autant soin de ses coureurs !
Caro a la rage à l'arrivée, elle se rend compte qu'une fois de plus elle a perdu beaucoup de temps en début de course. La bonne nouvelle c'est que c'est une rage positive : elle souhaite progresser et ce le plus vite possible.

Petite vidéo de Caro :

   


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Soirée au calme ensuite où Jean-Yves me massera (quand je vous dis qu'il est partout !!!) avant un diner pris tous ensemble.

Nous voici déjà au matin de ma course. Vers 9h30 je rejoins Jeff pour 1h de vélo, pour lui qui a couru hier cela fera office de récupération et pour moi qui cours dans quelques heures, de mise en jambes. Cette heure de vélo permet aussi de passer le temps plutôt que de tourner en rond jusque 14h15, heure du départ.
Une assiette de pâtes ensuite dans le camping-car avec Ludo et Miguel, une petite sieste à l'hôtel avec Caro et il est temps de rejoindre de nouveau le camping-car pour l'échauffement. J'en oubliais de préciser que je sais depuis le matin que mon départ aura lieu de la 11ème ligne sur 14... ce qui ne m'inspire rien de bon.
Je suis mon rituel d'échauffement : 25mn de rouleaux, puis une pause, puis quelques sprints sur route avant de rejoindre le départ.
Pas de miracle, c'est bien sur la 11ème ligne que je dois m'installer. Pour ne rien arranger je serai même replacé encore une ligne derrière lorsque les commissaires décident de replacer tout le monde et de retarder le départ de quelques minutes. Une ligne de plus ou de moins, il y a tellement de monde devant que cela ne me préoccupe même plus !

Acte 1 : le premier tour
Le départ finit par être donné et à l'arrière c'est comme souvent vite le confusion, je dois mettre pied à terre au bout de 100m pour éviter un accrochage collectif, je repars mais rien à faire je n'arriverai pas à remonter autant qu'il aurait fallu au bout de la ligne droite en bitume. Je me retrouve donc dans un grand fouillis avec bien du monde à pied et une bonne dose de poussière à avaler. Je tente quand même de remonter dans ce premier tour mais le mot d'ordre va être la patience, jusqu'à ce que quelques écarts se creusent. Pendant ce temps là, les premiers (Absalon, Ravanel, Martinez) roulent à pleine allure et ne sont pas gênés, pas difficile de comprendre l'importance du départ sur ce type de course ! A la fin du premier tour, je suis au alentours de la 60ème place... loin du résultat que j'aimerai obtenir.

Acte 2 : le second tour
Je commence le deuxième tour comme j'ai fini le premier, en remontant, mais je vais ensuite connaître deux gros arrêts dans ma remontée. Le premier est un tout droit en descente qui se termine dans les épineux, le bras un peu en sang mais plus de peur que de mal finalement. Un peu emporté par le fort vent qui souffle en rafales j'ai en fait raté l'ornière en haut d'une descente très glissante... hors piste assuré !
Le second problème que je rencontre dans ce tour est mécanique et il arrive au très mauvais endroit, au pied de la longue montée technique : la chaîne remonte le petit plateau pour se coincer dans la base, et voilà que tout les coureurs que j'ai remonté sur le début de deuxième tour me repassent... rageant et provisoirement au moins, décourageant.
Il ne me faut cependant pas longtemps pour me re-motiver et me dire que je n'ai de toute façon rien à perdre en étant parti de si loin.

Acte 3 : les quatre tours suivant conduisant à l'arrivée
Une fois ce deuxième tour passé, je ne commettrai plus d'erreur. Je roule à mon rythme, proprement et en essayant de ne jamais effectuer d'efforts trop violents qui compte-tenu de la difficulté du circuit pourrait rendre ce qu'il reste à parcourir un calvaire.
Je remonte donc de très nombreux coureurs pour ne me faire doubler que trois fois dans le dernier tour par deux "très bons" qui avaient connu des crevaisons en début de course et un jeune de Creuse Oxygène qui longtemps quelques mètres derrière moi à réaliser un superbe dernier tour !
Je passe la ligne en 35ème position, un bon résultat finalement.

A peine passé la ligne qu'il faudrait presque déjà repartir (nous travaillons lundi matin), seulement la course a été si difficile que je suis malade comme un chien après-coup. Un peu de mal à repartir donc mais on finira par y arriver, et Caro conduira le temps que j'aille mieux.

Ce week-end, Caro ira courir et moi je serai de repos à la maison avant un départ prévu pour la Californie mardi 15 pour le Sea Otter Classic qui aura lieu le du 17 au 20 avril. Qui sait, peut-être que je vous enverrai des nouvelles dépaysantes de là bas (rires...).

A très bientôt.
Pyf
April 01

Cassis 2008 : course ratée... mais un très bon week-end quand même

De retour de Cassis, voilà venu le temps pour moi de vous parler de cette superbe épreuve ainsi que de quelque chose de banal pour certains (Caro y compris) mais tout nouveau pour moi : avoir un Team !

Tout commence par un trajet en voiture de sept heures entamé vendredi en début d'après-midi et incluant un dîner pic-nic sur la route pour rejoindre l'équipe à Cassis vendredi soir. Nous arrivons à notre chambre d'hôtes, La Bastidaine, vers 20h45; Et comme me l'avait dit Fabienne qui s'occupe de l'équipe elle est située au pied de la course, elle ne m'a pas menti, on peut difficilement faire plus près ! Les coureurs et l'encadrement sont là en train de dîner, excepté pour Miguel et le mécano qui nous rejoindront le samedi. Pour nous cela sera une tisane et un café, et une bonne occasion de faire connaissance avec tout ce petit monde que nous ne connaissions qu'au travers d'emails ou coups de fil.
Nous ne ferons pas de vieux os pour autant, le trajet ayant été long et l'envie de dormir pesant assez lourd sur nos paupières à ce moment là. Mais avant de se coucher, puisque Nicolas (l'un des coureurs de l'équipe) nous a donné notre dotation en vêtements, la tentation est grande d'en essayer, ce que nous ferons avec grand amusement !

Bien reposés le samedi, nous pouvons entamer une matinée bien chargée durant laquelle une séance photos et un petit tour à vélo sont au programme. Pour la séance photos, il nous faut attendre un Miguel comme toujours un peu imprévisible mais qui finira par arriver. Nous pouvons ainsi partir "rouloter" rapidement ensuite. Au programme, 1h sur route sur les hauteurs de Cassis avec 3 petits sprints courts pour me débloquer. Les sensations sont excellentes, ne restent plus qu'à les conserver une journée de plus.
Après une petite douche à notre chambre, nous remontons sur le site de départ pour déjeuner. Et là, bonne surprise, nous n'avons quasi rien à faire, tout est prêt dans un des deux camping-cars. Voilà un confort auquel nous n'avons pas été habitué et auquel nous risquons de prendre goût assez rapidement, tout en gardant la tête sur les épaules je vous rassure ! En tout cas un grand merci à Jean-Yves et Fabienne pour le gros travail de préparation et toute l'énergie qu'ils déploient pour offrir de si bonnes conditions à leurs coureurs !
Ensuite, pendant que Miguel, Ludo et Nicolas partent rouler, nous redescendons faire une sieste puis une petite promenade sur le port de Cassis avant que l'on ne se réunisse tous à l'hôtel avec un peu de mécanique pour moi, un massage pour d'autres, puis un excellent dîner des plus sains (produits Bio et / ou du jardin) et excellemment bien préparé. Une adresse que je vous recommande si vous passer par là, moi il faudra que je laisse ma gourmandise de coté la prochaine fois... je pense en effet avoir un peu trop mangé. Le dîner est également l'occasion de regarder plus en détail le calendrier, et pour Caro et moi d'hésiter fortement sur le déplacement du week-end suivant à St-Raphaël. Nous ne pourrons en effet pas participer à toutes les manches de la Coupe de France XCO, alors doit-on faire le déplacement fatiguant et coûteux dans le massif de l'Estérel ? Nous tombons d'accord pour donner une réponse après la course demain, en fonction des sensations, de la fatigue et de l'envie.
Le reste du calendrier prend une orientation assez marathonienne pour la quasi totalité d'entre-nous, avec en point d'orgue le Championnat du Monde en Italie le 6 juillet, le jour d'une Coupe de France XCO que nous manquerons justement. Après cela, il est grand temps d'aller se coucher !

Dimanche matin, nous nous levons forcément un peu plus tôt que tout le monde puisque le départ de Caro est à 9h (contre 11h pour les hommes participant à l'épreuve de 55km) et nous prenons donc notre petit déjeuner dans la chambre. Je n'ai pas de céréales blanches à dispo, je mange donc des flocons complets en me disant que j'aurai bien le temps de les digérer puisqu'il est tôt. Après le repas copieux d'hier soir, voilà ma deuxième erreur, des céréales bourrés de fibres, même 5h avant la course mènent à un désastre... on ne m'y reprendra pas !

Une fois Caro partie s'échauffer, je finis de ranger et rassembler nos affaires et la rejoint sur la ligne. Elle n'est pas trop stressé pour une fois et je dois bien avouer être content de la voir dans cet état d'esprit !
Le départ est donné pour elle, reste 2h d'attente puis échauffement pour moi. Après quelques bonjours à droite à gauche, je monte sur les rouleaux, Miguel me rejoint rapidement et tout de suite il y a plus de monde autour. Il ne faut pas s'y tromper, c'est bien pour Miguel que tout ce monde est là, je ne fais moi que partie du décor (rires...). Ludo lui a un échauffement malheureusement pour lui moins studieux puisqu'il se retrouve obligé de changer de fourche peu avant le départ, la sienne ayant un problème.
Finalement nous sommes tous bien au départ, moi en deuxième ligne avec mon dossard 13... je ne sais pas encore si celui là me portera bonheur ou malheur et n'étant pas superstitieux pour un sous je ne me pose à vrai dire pas la question. La réponse viendra quelques secondes plus tard lorsque le coup de feu est donné et qu'en quelques ratés successifs d'enclenchement de ma pédale je recule de plusieurs ligne d'un coup. Tout le monde avance... moi je recule, c'est du moins l'impression que cela donne vécu de l'intérieur. Une fois enclenché, ayant une bonne faculté à me faufiler, je remonte rapidement dans la première grosse montée jusqu'à revenir sur Ludo et qu'un petit groupe ne se forme derrière le groupe des "cadors" (ils sont sept devant) dans lequel Miguel s'est positionné. C'est ici que je passerai la première demi-heure de course, jusqu'à ce que le mal de ventre n'arrive. Je suis alors lâché de ce groupe et me retrouve assez esseulé et alors que je suis seul une trentaine de secondes derrière mon "ex-groupe", je tombe nez à nez avec Ludo par terre et semble t-il très sonné par une mauvaise chute. Je m'arrête, lui propose de l'aider, il me dit de repartir et que ça va aller. Courageux le Ludo ! Moi j'ai une raison de plus d'avoir mal au ventre et les descentes suivantes ne se feront pas dans la plus grande fluidité, tant ce genre d'image tend à persister devant vos yeux. Je préviens le premier signaleur que je vois mais il est déjà au courant, ne me reste donc plus qu'à continuer et espérer que Ludo n'ait rien de cassé !
La suite est beaucoup plus simple, je ne vais pas bien, je perds progressivement des places mais je roule toujours à un rythme suffisamment élevé pour ne les perdre que doucement. Je reprends même des coureurs à certains moments qui eux ont complètement explosé, ce qui ne m'arrivera pas, bien que ma vitesse de croisière me déçoive fortement !
Deux heures assez dure moralement puisqu'il n'est pas agréable de se faire doubler sans jamais pouvoir réagir mais il faut l'accepter et le mot abandon ne faisant pas partir de mon vocabulaire, tout du moins pas tant que le bonhomme et la machine sont en état de continuer, je rallie l'arrivée au rythme qui est le mien aujourd'hui. Même si cela est dur à vivre, finir est le moins que je puisse faire par respect tout d'abord pour moi et tout le dur travail effectué cet hiver mais aussi pour mon équipe et son très réussi nouveau maillot que je me dois d'amener sur la ligne d'arrivée !
Dans les 500 derniers mètres, Stéphane Tempier le champion de France espoir revient sur moi comme une fusée alors que je l'avais doublé en début de course, je tente bien une petite attaque mais il reviendra pour me déposer tout près de la ligne. Aucun de nous deux n'est dans un grand jour, mais même dans un mauvais jour ce garçon est bien plus puissant que moi (rires...) !

A l'arrivée, je suis 28ème, un peu amer mais content d'être allé au bout quand même. La saison est longue, et même si le résultat n'est pas là je suis assez convaincu que la forme est elle bien présente. Alors j'aurai d'autres occasions d'être plus à mon avantage, pourquoi pas dès le week-end prochain à Saint-Raphaël... puisque cette course nous aura au moins permis de nous décider. Nous serons de la partie !
Tiens j'en oubliais presque de parler de Caro, mais c'est que je n'ai eu des infos sur sa course qu'après mon arrivée lorsque je l'ai retrouvé. Le résultat (11ème) la déçoit un petit peu, mais elle s'est fait plaisir et sachant les difficultés qu'elle a à trouver du plaisir en course depuis pas mal de temps c'est déjà un grand pas en avant !

Le temps de remercier tout le monde et de demander des nouvelles de Ludo (encore à l'hôpital à l'heure à laquelle nous repartons) et nous voilà prêt à repartir, il ne faut pas traîner puisque nous allons rentrer sur Nevers dans la nuit de dimanche à lundi pour repartir dans le sud jeudi après-midi. En écolo que je suis j'ai un peu honte d'un tel gaspillage de carburant mais comme tous les "amateurs" du circuit le boulot nous attend dès le lundi matin.

En conclusion, je pense pouvoir dire que même si les résultats bruts n'ont pas été au rendez-vous ni pour Caro, ni pour moi, nous sentons qu'il y a possibilité de faire bien mieux et cela donne une très grande motivation. C'est avec plaisir que nous retrouverons tout le monde dès vendredi à Saint-Raphaël, y compris Ludo qui devrait être de la partie (pas de fracture après examen, Ouf !), en espérant faire encore plus honneur au maillot cette fois !

Je vous dis donc à lundi ou mardi prochain pour la suite. Et n'oubliez pas de rouler :-)
Pyf

Ps : Bravo à Miguel qui finit à une belle 8ème place malgré une crevaison qui l'a fait un peu rétrogradé à la fin (il était 5ème).





March 28

Et nous voilà parti pour Cassis

A quelques heures du départ pour Cassis pour la grande ouverture de la saison nationale VTT, voici quelques nouvelles.
La plus importante a vous donné est que les conditions climatiques très difficiles (neige, pluie, vent et bien entendu froid) du week-end dernier m'ont incité à la prudence et je n'ai donc pris part à la Ronde de Vézelay que j'avais gagné en 2006 et 2007. Je dois bien admettre qu'il a été très difficile de me convaincre de ne pas y aller mais la raison a finalement pris le dessus, d'autant qu'il m'avait déjà fallu une semaine complète pour me sentir à nouveau bien après le coup de froid du Morvandiau.

J'en ai donc profité pour m'entraîner et me reposer à la maison pour arriver frais et très motivé pour Cassis ce week-end avant un second déplacement (bonjour les aller-retour en voiture) pour la Coupe de France de Saint-Raphaël le week-end suivant.

Ce week-end sera aussi l'occasion de réunir pour la première fois l'équipe New Cycling - Look au complet avec la présence de Miguel Martinez, Ludovid Dubau, Nicolas Garcera, Caroline et moi même pour les coureurs et de tout l'encadrement. Ce sera également pour nous l'occasion de récupérer nos nouveaux maillots. J'espère faire honneur à ce nouveau maillot de suite en faisant une belle course à Cassis sur un parcours se situant à la frontière entre un XC Olympique (pour sa durée) et un XC Marathon (car c'est une grande boucle avec de longues ascensions) me convenant très bien.

Je ne fais aucun pronostic, j'espère simplement que la prochaine fois que je vous donne des nouvelles cela sera pour en donner des bonnes !

Pyf


March 17

Bonus Morvandiau, juste pour rire, courbe Polar !

En complément de mon récit juste en dessous, voilà de quoi argumenter mon propos : ma courbe Polar cardiaque. Elle correspond exactement à tout ce qu'il ne faut pas voir :
1) mon cœur monte au max à 170 pulsations
2) la courbe est franchement descendante !
3) une moyenne à 154 pulsations pour du cross-country !

C'est bien tout ce qu'il ne faut pas voir, mais je n'ai pourtant pas commis toutes les erreurs à éviter, tout cela n'est en fait du qu'au froid. Au fur et à mesure que le froid me pénétrait mon cœur baissait et mon corps favorisait le réchauffement (vital) à l'effort.
D'autres peuvent avoir le même type de difficultés par grande chaleur pour refroidir le corps cette fois. En fait je pense que nous avons tous une zone à laquelle nous sommes le plus performants. Pour les Cyclo-crossmen cela peut-être de 0 à 20°, pour moi ou Caro c'est très clairement entre 15 et 35° (nous ne craignons pas la chaleur).

Rien à ne me reprocher donc mais je me suis dit que je pourrais vous faire partager la courbe qui est assez amusante par rapport à ce que je peux produire d'habitude.

Suivre ce lien : Courbe Polar Pyf Morvandiau 2008

Le Morvandiau : un coup d'épée... dans l'eau

Hier avait lieu le Morvandiau à Autun, épreuve de quarante kilomètres qui rassemble toujours un grand nombre de participants (le nombre limite de 350 est bel et bien atteint) parmi lesquels quelques très bons coureurs du coin (Bourgogne) et d'un peu plus loin (Auvergne, Ile de France, Champagne Ardennes, etc.) qui viennent se disputer les places d'honneur.

Le temps de ces derniers jours a été assez catastrophique dans la région et ce dimanche 16 mars ne dérogera pas à la règle : froid, grosse pluie, vent suivis d'une accalmie de quelque minutes avant que le scénario ne se reproduise en boucle.

Après l'habituel retrait de dossard, il est assez amusant de voir que personne ne s'empresse de sortir le vélo du coffre pour aller s'échauffer, beaucoup se sentent bien mieux au chaud dans les voitures ! Il va pourtant bien falloir se décider et il temps donc pour moi de m'habiller et de préparer le vélo à Caro, puis le mien. La pluie étant de retour 3/4 d'heure avant le départ je m'en tiens à un échauffement exclusivement sur rouleaux. Cela peut sembler peu courageux mais sachant de quoi la course sera faite je n'ai aucunement envie de prendre froid avant même le départ. Une bonne vingtaine de minutes avant le départ, je commence à retirer une épaisseur et à me frictionner un peu partout avec de l'huile chauffante et tant qu'à avoir les gants enfilés j'en profite pour faire les jambes et pieds de Caro alors qu'elle est elle dans la voiture, gelée, et qu'elle se demande si oui ou non il est vraiment raisonnable de prendre le départ pour elle qui supporte encore moins bien que moi le froid. L'arrêt de la pluie dix minutes avant le départ finira de la décider, mais courageuse comme elle l'est, je pense qu'elle aurait pris le départ de toute façon.
Encore quelques sprints sur les rouleaux et il est temps de rejoindre le départ. Sur la ligne, je ne sais trop quels vêtements garder. En effet, je n'ai jamais réussi une course dans de telles conditions de ma vie et les seuls souvenirs qui me reviennent en tête sont des abandons ou des "grosses galères" sur lesquelles j'ai bien rallié l'arrivée mais en très mauvaise position de toute façon. Ce n'est aucunement l'état du sol qui me pose problème car j'ai la chance d'avoir un niveau technique qui me permet de prendre très plaisir sur terrain glissant et souvent rendu délicat car recouvert d'eau. Non, ce qui me pose problème c'est la température de 7° associé à une grande humidité et à la pluie quasi permanente.
J'en reviens aux vêtements, je décide finalement de partir en manches et jambes courtes avec un sous-maillot "thermo", l'expérience m'ayant souvent montré que des vêtements trempés ne valent pas mieux que pas de vêtement du tout. Tentative risquée, mais je suis ici pour tenter de gagner la dernière belle classique bourguignonne qu'il me manque alors le jeu en vaut à mes yeux la chandelle.

Le départ est donné et si ce n'est pour un passage au bout de quelques centaines de mètre un peu hasardeux, où certains ont coupé plutôt que de suivre la moto et les premiers, la course aurait pu être d'une simplicité inattendue. En effet dans la première bosse, je grimpe à mon rythme en tête et sans avoir besoin de porter une quelconque accélération je me retrouve avec un petit écart. Surprenant dans la mesure où comme à chaque fois qu'il fait froid j'ai les jambes dures, que je ne ressens rien et que je n'ai par conséquent pas l'impression d'aller bien vite. S'en suit une longue route solitaire comme je les aime durant laquelle je peux voir que le groupe de 5-6 hommes derrière moi se décompose progressivement jusqu'à ce qu'il ne soit plus que deux la dernière fois que j'ai pu les voir. Je n'ai beau avoir aucune bonne sensation, mon écart croit progressivement et c'est vrai que sans avoir l'impression d'être bien je ne fais aucune faute non plus et techniquement tout passe bien sans se faire peur. Je roule un peu comme un robot qui ne sens rien et qui n'a qu'une hâte, celle de rejoindre l'arrivée. Oui mais voilà la course est longue, et le froid me transperce peu à peu, ce sera bien là la clé de la course et je peux le dire malheureusement de mon semi-échec. A mi course je dis à mon ami Jeff, malade et qui est donc ici en ravitailleur que je suis gelé, j'essaie de ne pas avoir de pensées trop négatives mais je sens quand même que je vais avoir bien du mal à tenir jusqu'au bout. Pourtant à cinq kilomètres de l'arrivée la victoire est encore envisageable puisqu'il doit me rester pas loin d'une minute d'avance. Oui mais voilà il reste une très longue descente sur route et dans la remontée qui suit je ne vois plus très clair... et c'est un euphémisme. Mon regard n'est plus fixe, tout tourne autour de moi. J'arrive à rester sur le vélo sur la quasi-totalité de cette montée boueuse mais sans m'en rendre compte ça ne va plus très vite, plus assez vite. Remy Pompanon me passe au sommet et il ne lui reste plus qu'à bien négocier la dernière descente ramenant sur l'arrivée pour s'imposer. J'arrive tant bien que mal à en faire de même et à ne pas être repris pour prendre la seconde place, mais au prix d'un effort qu'on ne sait pas bien expliquer le lendemain !!! Il faut tout simplement être cinglé !

Sur la ligne je tiens à peine debout, je ne vois pas clair, je tremble comme rarement j'ai tremblé, un dur moment à passer. Merci à mon ami Daniel qui a récupéré et nettoyé (je n'en demandais pas temps !!!) mon vélo et à Jeff et Joël du Master Team Offroad qui m'ont conduit aux douches. A l'entrée dans celle-ci on me demande de retirer mes chaussures, je m'assoie par terre et les tremblements qui ont envahi mon corps depuis l'arrivée ne me permettent même pas de le faire, je suis allongé par terre à trembler... la grande classe quoi. Caro arrive à ce moment là, elle ne peut pas grand chose pour moi mais c'est bon de la retrouver quand même ! Elle a été plus raisonnable que moi et a arrêté à mi-course alors qu'elle était en tête chez les femmes, elle n'a pas voulu prendre de risques et au vu de la pluie battante de la fin de course je peux dire qu'elle a bien fait. Après la douche, je tremble encore mais cela finira par me passer.

En cette semaine de sortie du nouvel album des Enfoirés, je ne peux m'empêcher de penser à cet air qu'on ne cesse d'entendre depuis de très nombreuses années : "Aujourd'hui, on a plus le droit, ni d'avoir faim ni d'avoir froid". Nous, vététistes de notre état, sommes assez passionnés (qui a dit idiots ? rires...) pour prendre des risques énormes pour notre santé pour une "simple" course de vélo alors que d'autres vivent le type d'hypothermie que j'ai vécu non pas par choix mais parce qu'ils ne peuvent pas forcément faire autrement.
Quant à la faim, elle est venue une fois que je me suis réchauffé et nous sommes restés un bon moment au Macdo du coin en attendant les podiums avec un thé bien chaud et la nourriture que nous avions prévu. Heureusement qu'Eric et Daniel ont été de meilleurs consommateurs de hamburgers que ce que Caro et moi n'avons été !

Le podium a ensuite été l'occasion de discuter un peu avec des amis et Jean-Paul à qui j'ai pu acheter en avant première un joli petit livre sur l'entraînement du vététiste que je vais m'efforcer de lire au plus vite. Je vous en reparlerai.

Voilà pour ce week-end. A froid je reste un peu déçu mais je tente de me concentrer sur les deux grandes satisfactions du week-end :
- je suis en vie !
- c'est la première fois que je finis pas trop mal placé une course dans de telles conditions... l'arrivée aurait été 5km plus tôt, cela passait (rires) !

Et pour me consoler je peux toujours me dire que le fait de ne pas avoir encore accroché le Morvandiau au palmarès me donnera une bonne motivation pour être en forme en mars 2009.

Comme toujours, je vous dis à très bientôt pour la suite.
Pyf
March 10

Changement / Stabilité

Je vais m'écarter pour une fois des récits de courses et autres résultats pour aborder des aspects un peu plus "cachés" de ce qu'est ma vie et de quelle manière le vélo l'occupe, tout ceci ayant un lien direct avec les résultats que je vous donne d'habitude.

Mon envie de créer cette nouvelle rubrique intitulée "philosophie" (petit manque d'originalité sur ce coup là...) vient en fait d'une remarque de Caro en milieu de semaine dernière alors que nous allions nous coucher : "je regardais les photos sur ton blog et entre 2006 et ce début 2008 je trouve que tu as énormément changé". Sur le moment nous en rigolons, je lui dis qu' "elle se moque" ou que ce sont surement "les produits", mais après réflexion et en y regardant d'un peu plus près je m'aperçois effectivement que j'ai changé toute comme mes aptitudes physiques sont je pense en train de changer !

Alors qu'est-ce qui a changé pour 2008 ? (en partant des causes pour aller vers les "conséquences", en l'occurence positives)

1) Après une saison 2007 "ratée", en bonne partie du fait d'un changement de travail peu réussi avec déménagements, arrêt d'entraînement et compétition et fatigue associés, nous effectuons fin septembre 2007 avec Caro un retour à la case départ : Nevers. "Case départ" oui, mais avec une leçon de prise. Aujourd'hui je pense être capable de regarder en arrière et voir cette expérience comme une bonne chose, sans avoir l'impression d'avoir perdu une saison, beaucoup d'argent, de la crédibilité, etc. Non, aujourd'hui je vois plutôt cela comme l'expérience qui m'aura fait comprendre énormément et qui me permets d'être heureux aujourd'hui... alors si c'était à refaire et que cela me permettait d'en tirer cette même leçon je pense que je referai. La question ne se pose de toute façon plus puisque "c'est fait", la leçon est prise !
J'ai eu aussi beaucoup de chance puisque Look m'a offert la possibilité de revenir avec des conditions pour m'entraîner qui me permettraient de progresser cet hiver, une fois de plus Merci Look !
A partir de là, un très bon état d'esprit aidant, j'ai pu mettre en place une organisation dans l'optique de préparer la saison 2008 au mieux.

2) Cela commence par l'envie d'avoir de nouveau un entraîneur, et j'ai trouvé en Antoine Perche (http://www.velotraining.net) un très bon conseiller déjà parce qu'il partage la même vision du vélo (j'y reviens ensuite) que moi et surtout parce qu'il a la compétence et l'ouverture d'esprit qui m'évite depuis maintenant plus de six mois de tomber dans le doute.

3) J'ai tout les outils nécessaires pour effectuer du travail qualitatif et m'évaluer : SRM, Polar, de bon rouleaux (http://www.trutrainer.com/) pour les jours de pluie, depuis peu des Powercranks et une piscine municipale tout près du travail dans laquelle je passe beaucoup de temps. Le SRM est probablement l'investissement le plus utile que j'ai effectué ces dernières années, et mon temps passé en Italie à "rouloter" sans réels objectifs dans les montagnes environnantes a au moins eu pour bon effet de me donner du temps pour apprendre à me connaître du point de vue de la puissance, ce qui m'a fait gagner bien du temps ensuite lorsqu'il a vraiment été temps de travailler sérieusement avec !

4) Au risque de vous faire rire, je crois qu'à bientôt 25 ans ma croissance se termine ENFIN ! Bien entendu cela fait longtemps que j'ai ma taille définitive, etc. mais je pense que c'est seulement maintenant que j'ai ma musculature adulte. C'est je me souviens ce qu'il me manquait dans mes bonnes années junior ou je ne pesais que 54kg ce qui pouvait être un avantage en bosse certes, mais me portait préjudice partout ailleurs. C'est à 25 ans que je commence à avoir besoin de me raser le visage tous les jours ou presque et que je commence à sentir que la force ne me manque plus autant qu'avant. Je récupère par ailleurs de plus en plus vite, même en grosse période d'entraînement.
Bien entendu l'aspect force dont je parle est à prendre avec des pincettes dans la mesure où nous avons effectué un gros travail sur ce point particulier cet hiver (avec de la musculation en salle, avec le compex et bien entendu sur le vélo) mais tout ceci fait que ma musculature a changé et que je suis passé de jambes assez longilignes à un peu plus de volume musculaire.

5) J'ai trouvé la sérénité et associée à l'expérience des années précédentes, cela me permet plein de choses :
- le travail avec un entraîneur.
- la capacité à savoir me faire décrocher à l'entraînement si je juge que cela ne m'est plus profitable... "le refus du défi" est un art que très peu de cyclistes ont réussi à apprivoiser, je privilégie toujours la qualité et la récupération (pour toujours être capable de bien travailler le lendemain) au besoin de prouver, ce qui signifie souvent se mettre "dans le rouge" et donc compromettre les entraînement suivants.
- l'acceptation des mauvais jours, qui n'entraînent par pour autant une remise en cause complète de tout ce qui a été fait jusqu'à présent.
- la gestion des douleurs associées à mon syndrome rotulien (celui là je le traîne à vie)... et qui m'avait fait arrêter le vélo lors de ma première année espoir (je n'étais pas mûr pour gérer mon entraînement avec ce problème à ce moment là).
- d'être tout simplement épanoui dans mon travail et dans ma vie.

Voilà pour les principaux changements, le résultat coule de source : je pense être plus fort que je ne l'ai jamais été. Je me trompe peut-être et je connais les aléas du vélo, je suis donc bien conscient que je ne réaliserai peut-être pas mes meilleurs résultats pour autant, mais j'ai au moins mis tout en œuvre pour progresser et cela en soit est une grande satisfaction !

Je me dois de parler de ce qui n'a pas changé pour être complet sur ce que je souhaitais aborder :

1) Notre mode de vie à Caroline et moi même, pour certains nous sommes des moines : couchés à 21h30 au plus tard, le plus souvent levés à 5h le lendemain matin. Une alimentation saine et autant que possible équilibrée, pour moi cela peut signifier manger des pates ou des légumes secs au petit-déjeuner si j'ai un gros entraînement de prévu entre "midi et deux" et j'en passe et des meilleures. La chance que nous avons c'est que pour l'un comme pour l'autre ce mode de vie ne représente en rien une privation, voilà pourquoi nous ne rencontrons pas le besoin de faire des écarts régulièrement comme cela pourrait être le cas si tout cela nécessitait des efforts permanents.

2) Mon approche vis à vis de tout ce qui peut toucher de près ou de loin aux secteurs "médical" et "pharmaceutique" : mon dernier test d'effort remonte je crois à 2004 (je me débrouille maintenant à la maison avec le SRM), ma dernière prise d'un Doliprane ou autre Aspegic doit remonter à 4 ou 5 ans en arrière. Pour l'anecdote, les seuls médicaments que j'ai du avaler ces dernières années "de force" furent des anti-infectieux lorsque l'on m'a retiré des dents de sagesse, j'avais par contre refusé la piqure de cortico-stéroïdes tout comme la prise d'un quelconque anti-douleur post-"opératoire". Pour moi, tant que je le pourrai je ne chercherai jamais à dissimuler la douleur qui est au contraire une information précieuse donné par notre corps. Bien entendu comme tout le monde il peut m'arriver de prendre un coup de froid et dans ce cas j'essaie de bien m'hydrater, bien dormir et j'attends que mon corps ne fabrique les anti-corps nécessaires à la guérison. Je pense à la fois avoir de la chance de ne jamais être vraiment malade mais considère cela aussi comme une récompense : cela fait des années que je laisse mon corps se battre et je récolte aujourd'hui les fruits de ce choix.
Alors m'arrive t-il d'avaler autre chose que de la nourriture... et bien malgré tout oui : produits énergétiques --> de préférence des Punch Power qui sont les aliments pour sportifs les plus sains que j'ai pu trouvé, de temps à autre du Ginseng certifié Bio, exceptionnellement des anti-oxidants naturels et pour finir du Stimol avant les grands évènements comme Denis Riché me l'avait conseillé lorsqu'il me suivait pour la diététique. Cela peut-paraître beaucoup et peu à la fois. Il y a peut-être encore plus "clean" que moi mais je pense être du bon coté quand même !

3) Ma motivation ! Ayant arrêté la compétition "sérieuse" de 2002 à 2006, je suis à 25 ans motivé comme un cadet et certains grands évènements comme la Sea Otter Classic, à laquelle j'ai la chance de participer tous les ans, me font rêver avec un grand R.


Je m'arrête ici pour mon écart du jour, en espérant qu'il vous aidera à me connaître un peu mieux. C'est dingue comme un petit changement dont on vous parle peut parfois vous amener à cogiter. Il est cependant toujours très intéressant de faire le point sur soi, comme MONSIEUR STEPHAN sait si bien le faire (j'attends d'ailleurs son livre avec impatience) sur le site d'un concurrent (rires...). Je n'ai pas la prétention de faire aussi bien ni sur le vélo (le Jean-Paul a quelques maillots arc-en-ciel à son actif quand même) ni en terme d'écriture, mais c'est un exemple pour moi qui partage beaucoup de ses points de vue.

Temps pour moi de passer à autre chose dans un emploi du temps toujours bien chargé, mais je vous donne comme prévu rendez-vous dimanche prochain, en espérant que toutes mes belles paroles se traduisent par un tant soit peu d'efficacité sur le terrain !



Calendrier saison 2008

Calendrier 2008, courses à venir

16 mars : Morvandiau à Autun (71)
24 mars : Ronde de Vézelay à St-Père (89)
30 mars : Raid offroad VTT PACA à Cassis (13)
6 avril : Coupe de France XCO à St-Raphaël (83)
20 avril : Sea Otter Classic (Californie, USA)
1er au 3 mai : Grande traversée du Limousin, course VTT par étapes sur 3 jours

"Grands" rendez-vous :
18 mai : première manche de la Coupe de France XCM (marathon) à Wallers (59)
1er juin : Championnat de Bourgogne XCO à Chitry (89)
15 juin : Championnat d'Europe XCM (marathon) à Albstadt (Allemagne)
29 juin : seconde manche de la Coupe de France XCM (marathon) au Mont-Aigoual (30)
6 juillet : Championnat du Monde marathon à Villabassa (Italie) OU seconde manche de le Coupe de France XCO aux Orres (05)
14 juillet : troisième manche de la Coupe de France XCM (marathon) à Bourg d'Oisans (38)
18 au 20 juillet : Championnat de France XCO à Serre-Chevalier (05)
7 au 12 août : Hexagonal VTT
15-17 août : troisième manche Coupe de France XCO  à Oz en Oisans (38)
7 septembre : finale de la Coupe de France XCO à Chamonis (74)
13 septembre : finale de la Coupe de France XCM, la Vendée Verte (85)
5 octobre : Championnat de France XCM à Ornans (25)
10 au 12 octobre : Roc d'Azur à Fréjus (83)

A suivre et à compléter...



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